John Bunyan

John Bunyan (1628-1688)
CHAUDRONNIER, ECRIVAIN, PREDICATEUR

1. La vie du jeune Bunyan
John Buyan : enfant (1628 à 1644)
John Bunyan est né le 30 novembre 1628, à Eltstow en Angleterre (aujourd'hui banlieue sud de Bedford au sud-ouest de Cambridge), 25 ans après la naissance de Roger Williams (1603-1684), 133 ans avant celle de William Carey (1761-1834).
Fils aîné de Thomas Bonnion (nom différemment orthographié), chaudronnier et de Margareth Bentley seconde épouse de Thomas.
30 novembre 1628 - 31 août 1688
Maison natale de John Bunyan


Son père semble avoir été un anglican soumis à sa Magesté, un homme simple et pauvre. Margareth est qualifiée par John " de bonne famille ". Cependant John dit avoir été " élevé chez son père de façon très modeste au milieu de pauvres paysans "
On ne sait pas grand chose sur sa scolarité. Il fut un élève assez commun, issu d'un milieu modeste qui ne le poussa pas à étudier longtemps. Il apprit le métier de chaudronnier comme son père l'avait appris.
Lieu ou a grandit John Buyan
John Bunyan force sans doute le trait lorsqu'il se dépeint comme un mauvais garnement, se laissant facilement entraîner dans toutes sortes de mauvaises choses... Ce qui le différencie sans doute plus des jeunes de son âge, c'est d'être cruellement tourmenté par une peur bleue de l'Enfer et de Satan.

Il a juste 16 ans lorsque sa mère meurt. Un mois après, sa tante maternelle meurt. Un mois après, soit juste après 2 mois de veuvage, Thomas se remarie une troisième fois.




Charles Ier John Buyan soldat (1644 à 1648)
C'est à cette époque, en 1644, que s'envenimèrent les relations entre le Roi d'Angleterre Charles Ier et le Parlement, avec un certain Cromwell comme figure de proue et le Puritanisme comme toile de fond.
Comme d'autres jeunes de son âge, pris par la fièvre qui monte, John s'engage dans l'armée de Cromwell. Il a alors à peine 16 ans.



Olivier Cromwell

Parmi les très nombreux ouvrages qui nous sont parvenus de sa plume (66 ouvrages attribués à Bunyan sont disponibles aujourd'hui en ligne ), il ne se trouve qu'une brève allusion à cette période de sa vie : Bunyan raconte comment l'un de ses camarades d'armes mourut en prenant son tour de garde pour lui rendre service ! A-t-il voulu oublier le reste de ces quatre années de vie ?

John Bunyan : père de famille (1648 à 1660)

C'est vers 1648 que le soldat quitte l'armée et revient dans son village d'Elstow.
Il s'y installe comme rétameur et en 1649 se marie très rapidement avec Mary, une pauvre orpheline.
« Nous étions, écrit Bunyan, aussi pauvres que possible, ayant à peine un plat et une cuillère pour nous deux »

Maison où habitèrent Bunyan & Marie
Mary avait été la fille d'un homme d'une grande piété, et avec sa dot se trouvaient 2 livres de piété à la mode à l'époque : Le chemin qui mène au ciel d'un certain Arthur Dent , et la Pratique de la Piété, montrant comment doit marcher le Chrétien pour plaire à Dieu de Lewis Bailley.

A partir de cette époque, John devient assidû aux cultes, tout en cultivant une piété peu éclairée et empreinte de bien des superstitions. Farelly dit de lui qu'il : « était, après tout, un primitif, en besoin d'autorité. Son ignorance était absolue, il le savait et cela lui rendait l'obéissance nécessaire... son mysticisme naturel, d'autre part, se nourrissait de magique. Le prêtre lui était indispensable... »
2. Le pèlerinage spirituel de Bunyan
John Bunyan : pèlerin qui chemine (1648 à 1655)
Les efforts pour bien se conduire
Dans un premier temps, le légalisme puritain enserre Bunyan : « le scrupule du Puritain le tint toujours en ses tenailles de fer ; la hantise de la damnation est, elle aussi, un instrument de torture. Il s'étend lui-même sur la roue, se met à la question, s'analyse sans répit, avec la minutie de juge d'instruction » Mais petit à petit, le pèlerin fera des progrès conjuguant tous ses efforts à " sacrifier " ses " mauvais penchants " pour adopter une vie conforme à un " bon puritain ". Il finira, non sans peine certes, à laisser le sport le dimanche, mais aussi la danse, son vocabulaire peu châtié...

« Je mettais, dit-il, les commandements devant moi comme un chemin destiné à me conduire au ciel ; ces commandements, j'essayais de toutes mes forces de les observer et, pensais-je, y réussissais assez bien. J'éprouvais alors grand réconfort. Pourtant, de temps à autre, j'en transgressais un, et alors je me sentais grandement affligé dans ma conscience. Mais je me repentais, je disais que je le regrettais et promettais à Dieu de faire mieux une autre fois. Alors, je me sentais de nouveau dispos et fort. »

Mais cette paix n'était que pour peu de temps. Bien vite de nouveau, la gloire de la sainteté de Dieu le mettait en pièces... « J'aurais voulu changer de cœur avec n'importe qui... J'aurais donné mille livres sterling pour une larme ; impossible d'en verser une... J'étais souvent comme si j'avais couru sus à des hallebardes, et que le Seigneur m'en eût frappé pour me tenir éloigné de lui... Rien maintenant ne semblait m'être laissé - et cela pendant deux années pleines - que la damnation... Je tombai comme un oiseau touché d'une flèche, dans le sentiment vertigineux d'une grande culpabilité et dans un désespoir terrible. »
Naître de nouveau, le salut par la foi
C'est en allant réparer des casseroles à Bedford que Bunyan va pour la première fois entendre parler de " nouvelle naissance ". Ecoutons-le nous raconter cette découverte :


« Un jour, la bonne providence de Dieu m'appela à Bedford pour y exercer ma profession et dans une des rues, je tombai tout à coup sur un groupe de trois ou quatre pauvres femmes assises au soleil devant leur porte et s'entretenant des choses de Dieu. Elles conversaient sur la nouvelle naissance, l'œuvre de Dieu dans leur cœur... Elles disaient comment Dieu avait visité leur âme par son amour, en Jésus-Christ, et par quelles paroles et quelles promesses elles avaient été réconfortées, relevées, aguerries de nouveau contre les tentations du Malin...
Il y avait une telle manifestation de grâce dans tout ce qu'elles disaient qu'elles m'apparaissaient comme si elles avaient découvert un monde nouveau... Mon pauvre cœur commença à trembler et je me mis à avoir des doutes sur les positions religieuses dans lesquelles je m'étais installé ; car je voyais bien que dans aucune de mes pensées sur la religion et le salut, jamais la nouvelle naissance n'avait trouvé place ; et je ne connaissais pas davantage le réconfort de la Parole et de la Promesse, ni non plus le mensonge hypocrite de la trahison de mon pauvre mauvais cœur... Je quittai ces femmes et vaquais à des affaires ; mais leurs paroles m'accompagnèrent. J'étais poursuivi par elles... »
Ce sont ensuite les sermons de John Gifford (1602-1665), fondateur d'une Eglise congrégationaliste de type baptiste à Bedfort, qui allaient le travailler. Mais c'est la lecture d'un Commentaire de Luther sur l'Epître aux Galates qui couronne son cheminement. Lire des commentaires théologiques n'est donc ni forcément contraire à la piété ni spirituellement infructueux !
Qu'avait trouvé Bunyan dans le livre de Luther ?
Ni plus ni moins l'exposé magistral de Paul et des Réformateurs : le salut par la foi.
Ecoutons encore Bunyan nous parler de ses découvertes :
« Je vis, par grâce, que c'était le sang versé sur le Calvaire qui sauve et rachète le pécheur ; je le vis avec les yeux de mon âme et avec autant de clarté et de réalité que s'il se fût agi d'un petit pain d'un sou que j'eusse tenu en ma main..." ... Parfois, j'ai senti à ce point le fardeau de mes péchés, que je ne savais où trouver de repos ni que faire. Oui, en de tels moments, je pensais en perdre la raison. Cependant, en ce temps-là, Dieu, par sa grâce, a tout à coup si efficacement appliqué le sang qui a coulé au Calvaire sur ma conscience blessée et coupable, qu'immédiatement j'ai éprouvé une paix douce, forte, profonde, calme et riche en réconforts... au point que j'en vins à douter que mes terreurs eussent jamais existé. »




En 1655, Bunyan a 27 ans baptisé par Gifford dans l'Ouse, la rivière de Bedford, il devient membre de cette Eglise dissidente.
John Bunyan : pèlerin éprouvé
En 1657 après 8 ans de mariage, Mary meurt. A 29 ans, John se retrouve veuf avec 4 enfants à charge ; l'aînée Marie, née le 20 juillet 1650, est aveugle ; une autre fille, Elizabeth né le 14 avril 1654, suivi de John et de Thomas...
Vers 1660, pressentant qu'il allait être arrêté et jeté en prison, John épouse Elizabeth, afin de garantir une certaine sécurité à ses enfants.
Le 12 novembre 1660, dix mois après le retour du roi Charles II sur le trône, Bunyan est pour la première fois jeté en prison pour avoir prêché illégalement dans une ferme. Il y restera 12 ans et y retournera de nouveau six mois, en 1676.

C'est au cours de cette seconde incarcération qu'il compose le Voyage du Pèlerin, son ouvrage le plus célèbre, le livre, dit-on, le plus traduit après la Bible !
Si sous le gouvernement de Cromwell (de 1649 à 1658), les protestants dissidents ont pu vivre en paix et se développer, le vent tourna sous Charles II (1660-1685) qui favorisa le système anglican.. L'Acte des Conventricules, qu'il promulgua en 1662 interdisait toute réunion de plus de 5 personnes si la liturgie anglicane n'était pas utilisée ! Jacques II (1685-1688) essayera ensuite de réintroduire le catholicisme en Angleterre.
3. Bunyan chaudronnier et pasteur
John Bunyan : prédicateur laïc puis pasteur (1655 à 1688)
C'est après la mort de John Gifford, en 1655, que sur la demande d'un membre de la communauté, Bunyan accepte pour la première fois d'apporter un message.
Sa notoriété va vite grandir. Il manifeste un goût prononcé pour la controverse. C'est un « combattant-né », alliant une fougue littéraliste et mystique.
Farrely rapporte qu'à ses débuts, il était parfois pris de panique avant de parler, flageolait sur ses jambes, se sentait la tête « dans un sac ». Mais vraisemblablement, ses controverses publiques l'aguerrirent et le trempèrent.
En 1658, plusieurs traités sont publiés. Leur titre est sans nul doute évocateur de la teneur de ses premières prédications : Soupirs de l'enfer, ou gémissements d'une âme damnée.
Bien qu'averti qu'il allait être arrêté pour cause de prédication non conforme aux règles de l'Eglise, Bunyan n'en tint aucun compte. Pour lui, « c'est miséricorde divine que de souffrir pour un tel sujet ! ». Au vicaire l'insultant en le comparant, lui, le chaudronnier au forgeron Alexandre, il répliqua sans détours avoir lu certaines pages au sujet de prêtres et de pharisiens qui avaient trempé leurs mains dans le sang de Jésus-Christ !...
Il est arrêté le 12 novembre 1660.

Le pont de Bedford et la prison où Bunyan resta douze ans, hier et aujourd'hui
C'est en janvier 1661 que le tribunal le convoque sous le chef d'accusation suivant : « s'être abstenu diaboliquement et pernicieusement d'aller à l'Eglise pour entendre le service divin - en l'église paroissiale, cela s'entend - et de tenir ordinairement plusieurs réunions illégales, pour le plus grand trouble et le détournement des bons sujets du royaume... ». Bunyan est alors condamné à trois mois de prison, après quoi il doit accepter d'aller à l'Eglise pour y entendre le service divin et cesser de prêcher sous peine de bannissement. Et si jamais l'audace le piquait de braver l'interdit en entrant sans autorisation dans le royaume, il serait alors pendu !


Porte de la Prison de Bedford Au juge qui lui faisait lecture de la sentence, Bunyan répondit « si ce jour même je sortais de prison, dès demain je prêcherais de nouveau l'Evangile, avec l'aide de Dieu » !
Par mesure de clémence, au lieu d'être banni, il fut incarcéré et ainsi maintenu illégalement pendant 12 ans dans la prison de Bedford. Cela ne contribua qu'à augmenter la notoriété de cet homme affublé maintenant encore d'une auréole de martyr ! Assez vite un régime de semi-liberté lui fut accordé. Mais comme il en profita pour prêcher, elle lui fut assez vite retirée. Il put cependant travailler pour subvenir aux besoins de sa famille en réparant les ustensiles ménagers qu'on lui portait en prison. Durant les six premières années de son emprisonnement, il publia neuf ouvrages en prose et en vers !
Usant de jeux politiques pour parvenir à ses fins, le roi promulgua une Déclaration d'Indulgence en mars 1672. C'est à la faveur de cette loi que Bunyan recouvra la liberté.

Par anticipation, le 31 décembre 1671, son Eglise dissidente, fit appel à Bunyan lui demandant de devenir son pasteur. Ce qu'il accepta ! Une grange avait été achetée pour servir de lieu de culte, les autorités accordèrent le droit d'y célébrer le culte. En même temps fut accordée à John Bunyan l'autorisation d'exercer sa charge de pasteur congrégationaliste.
vieux Temple de Bedford
En 1669, la communauté comptait une trentaine de membres, en 1671 elle en comptait quatre fois plus, soit 121. Dans le comté de Bedford, on estime à 3 000 ou 4 000 le nombre des dissidents sur plus de 50'000 habitants, soit plus de 6% de la population.

Ses biographes rapportent que le pasteur Bunyan préparait ses sermons avec grand soin : il ne montait pas en chaire sans ses notes, ni sans préparation approfondie, et veillait à ne jamais parler de politique dans ses messages.... Après les avoir prêchés, il publiait ses sermons, ce qui explique aussi le si grand nombre d'ouvrages qui nous sont parvenus de lui...
Il alla alors souvent prêcher à Londres, où jusqu'à trois mille personnes l'écoutaient le dimanche. En semaine, l'hiver, à 7 h. du matin, douze cents personnes, surtout des ouvriers, se réunisse pour entendre une conférence de celui qui restait toujours le chaudronnier de Bedford.

Il était intransigeant sur la grâce : « Qu'un homme soit aussi dévoué que possible à la loi et à la sainteté de la loi, si cependant les principes sur lesquels il agit ne sont que les habitudes de son âme, la pureté - pense-t-il - de sa propre nature, les commandements de sa raison naturelle, les décrets de la nature humaine, tout cela n'est rien d'autre en définitive que le vieux gentleman dans ses habits du dimanche, le vieux cœur, le vieil esprit; nous sommes en présence de l'esprit de l'homme, point de l'Esprit de Christ ! »
En revanche il s'offusque face aux divisions que provoquent les discussions au sujet de l'admissibilité ou non, des croyants authentiques baptisés nourrissons à la Cène. À ses adversaires, qui l'accusent « d'user d'arguments de Pédobaptistes », il répond avec sa verve d'homme simple et direct ; « Je vous le dis ingénument, j'ignore ce que Pédo veut dire : alors, comment pourrais-je répondre à vos arguments ? »

À la fin de sa vie, John Bunyan est matériellement à l'aise. Ses livres lui rapportent de quoi vivre, il est bien connu. En Angleterre, le Voyage du Pèlerin a déjà atteint onze éditions, et des traductions se vendent en France, dans les Flandres et en Hollande. Sa vie modeste lui permis assez d'économies pour devenir propriétaire de sa maison. Il connaît, enfin, une heureuse vie de famille.

Un jour, alors qu'il est en route pour Londres où il doit prêcher, Il fait un long détour pour aller, bon pasteur, réconcilier un père et un fils. Il réussit dans sa mission.
Mais une tempête le surprend alors que, cavalier solitaire, Il se hâte vers Londres. Trempé jusqu'aux os, fouetté par la bourrasque, il prend froid ; fiévreux, il prêche quand même, mais doit se mettre au lit aussitôt après. Il ne s'en lèvera plus. Son pèlerinage est fini.

C'est ainsi que le 31 août 1688, il pénètre à son tour dans la Cité Céleste : il a alors 60 ans.

Le voyage du pèlerin
La vie de John Bunyan fut marquée à la fois par des circonstances douloureuses et la grâce vivifiante du Seigneur manifestée de différentes façons. Personnage taciturne, sans grande culture théologique, mais au verbe énergique et à l'engagement entier, il a passé plus de 12 ans de sa vie en prison ou en semi-liberté, n'a ni fondé d'Eglise ni de dénomination nouvelle, n'est pas allé au bout du monde pour y apporter l'Evangile, pourtant son ouvrage le plus célèbre a été traduit en plus de 145 langues, et nombreux ont été ceux que Dieu a interpellés par le moyen de ce chaudronnier d'Eltstow !

Le nom complet de son best-seller écrit d'abord pour occuper utilement son esprit en prison était : Le Voyage du Pèlerin de ce monde à celui qui est à venir, rapporté sous la forme d'un rêve, comprenant le récit de son départ, du voyage dangereux qu'il fit et de son heureuse arrivée dans le Pays Désiré.
De façon allégorique, il y décrit la vie d'un homme, M. Chrétien, qui va découvrir au fil de toutes sortes de pérégrinations... le chemin du salut, celui qui mène à la citée céleste.
Le succès du livre poussa Bunyan à rédiger dans la foulée un autre volume, présentant le chemin inverse, celui qui mène à la perdition ; c'est La Vie et la Mort de M. Badman sorte d'autobiographie du jeune John dissipé, publié en 1685. Mais comme souvent, le second volume n'a pas été accueilli avec autant d'enthousiasme. La même année, Bunyan se lance dans la rédaction du troisième volume de la trilogie... En fait il écrit une suite au voyage du Pèlerin, le Pèlerinage de Christina, la femme de Chrétien (personnage central du premier volume). Mais la suite reprend trop le premier volume, le succès est tout relatif.

« Le voyage de pèlerin » voilà certainement un livre à lire ou relire, et pourquoi pas en famille, cet été !
A RUOLT
Petite bibliographie
Robert FARELLY , JOHN BUNYAN, CHAUDRONNIER, POÈTE, ÉVANGÉLISTE, Paris, JE SERS/ Genève LABOR, 1935, 121p, Numérisation effectuée par la Bibliothèque Regard, Octobre 2002, www.bethanie-be.com/biographie/bunyan/00.Table.html#Table
Frank HARRISON, John Bunyan,, Chalon-sur-Saône, Europresse, 1990, 155p.
Bunyan, John, À commencer par Jérusalem : l'Évangile est pour le pire des pécheurs , Chalon-sur-Saône : Europresse, 2001 (impr. en Grande-Bretagne). - 173 p.
Titre original : Good news for the vilest of men.
The Life of John Bunyan by Edmund Venables, M.A. From the 1888 Walter Scott edition http://bible.christiansunite.com/John_Bunyan/bunlife01.shtml
Bunyan, John, L'abondance de la grâce ; Relation de l'emprisonnement de Mr John Bunyan ; La vie et la mort de monsieur Le Mauvais ; préf., trad., annot. et bibliogr. par Renée Métivet-Guillaume. - Lausanne ; [Paris] : l'Âge d'homme, 2001 (58-Clamecy : Impr. Laballery). - 350 p.
John Bunyan, Le voyage du Pèlerin, La Bégude de Mazenc, CLC, 1982, 248p., téléchargement du volume en langue française http://www.bethanie-be.com/pelerin/ version Anglaise audio MP3 http://www.ccel.org/b/bunyan/progress/title.html
John Bunyan, titres à télécharger, http://www.johnbunyan.org/. (Anglais).
bibliographies (anglais) http://acacia.pair.com/Acacia.John.Bunyan/Sermons.Allegories/ & http://www.wholesomewords.org/biography/biorpbunyan.html
Pour visiter le musée de Bunyan, www.museums.bedfordshire.gov.uk/ sites/bunyan/.


Chronologie générale :

1525
(21 janvier) Les premiers baptêmes de croyants sur profession de foi ont eu lieu en Suisse (Zollikon), autour de Conrad Grebel et Michael Sattler, c'est point de départ de l'anabaptisme ménonite
1611 La première assemblée baptiste, est née en Hollande, autour de John SMYTH (vers 1570-1612).
1612 La première assemblée "baptiste" est née en Angleterre autour de Thomas HELWYS. Cette assemblée se rattache au baptisme dit "général", c'est-à-dire favorable à l'idée que le Christ est mort pour tous et pas seulement pour les élus. Cette tendance "générale" (de type arminien) conteste la doctrine de la prédestination telle qu'elle est formulée par Calvin.
1633 Autour de Henri JACOB, née la première Église baptiste de type "particulier" (particular Baptists), c'est à dire très calviniste, qui restreint la portée efficace du sacrifice du Christ aux seuls élus.
1639 La fondation de la première Église baptiste sur sol américain est associée à Roger WILLIAMS, qui institue également la colonie du Rhode Island, dont la constitution proclame pour la première fois la liberté religieuse et la liberté de conscience.
1640 (vers) Le terme de "baptiste" commence à être couramment employé. Généralisation progressive du baptême par immersion chez les baptistes (précédemment souvent accompli par effusion).
1644 Promulgation à Londres d'une confession de foi (en 52 articles) des baptistes dits "particuliers", à la fois strictement calviniste, congrégationaliste, professante, et clairement favorable à la liberté de conscience et de culte. Par son accent sur le refus de toute contrainte en matière religieuse, elle fait écho à la première confession de foi protestante, celle de Schleitheim (dès 1527), promulguée par les anabaptistes.
1660-1672 Emprisonnement dans la geôle de Bedford du baptiste John BUNYAN, qui y rédige Le Voyage du Pèlerin (The Pilgrim Progress).
1785 Avec la publication par le théologien baptiste anglais Andrew FULLER de L'Evangile digne d'être accepté par tous (The Gospel Worthy of all Acceptation) une brèche est faite à l'ultra-calvinisme alors dominant chez la plupart des baptistes, relançant l ‘élan missionnaire.
1792
(2 octobre) La fondation de la Baptist Missionnary Society, première mission protestante des temps modernes, par le baptiste William CAREY est fortement lié à Andrew FULLER qui fut le premier présidant du comité de la Mission.
1817 Robert HALDANE, chrétien écossais de convictions baptistes, joue un rôle décisif de dans les débuts du "Réveil" de Genève.
1820-21 C'est à à Nomain, (Nord) qu'est créée la première assemblée de type baptiste en France.
1845 L'éclatement de l'ensemble baptiste américain (Nord-Sud) fait suite à la grave question de l'esclavage. Le baptisme américain va dès lors vivre une contradiction douloureuse entre le combat pour l'égalité (figure emblématique de Martin Luther King) et le conservatisme inégalitaire (figure de l'ex-pasteur William Joseph Simmons, refondateur du Ku Klux Klan en 1915).



JOHN BUNYAN (1628-1688) CHAUDRONNIER, ECRIVAIN, PREDICATEUR 1
1. LA VIE DU JEUNE BUNYAN 1
John Buyan : enfant (1628 à 1644) 1
John Buyan soldat (1644 à 1648) 2
John Bunyan : père de famille (1648 à 1660) 3
2. LE PÈLERINAGE SPIRITUEL DE BUNYAN 3
John Bunyan : pèlerin qui chemine (1648 à 1655) 3
John Bunyan : pèlerin éprouvé 5
3. BUNYAN CHAUDRONNIER ET PASTEUR 6
John Bunyan : prédicateur laïc puis pasteur (1655 à 1688) 6
Le voyage du pèlerin 9
PETITE BIBLIOGRAPHIE 10
CHRONOLOGIE GÉNÉRALE : 11