La croix au centre de l'église
La croix au centre de nos vies

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Emmanuel
Entrée de l'église baptiste du centre au 23 rue Beaunier 75014 Paris

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Ci-dessous une petite vidéo qui illustre un passage prophétique des Ecritures, l'enlèvement de l'église par le Seigneur Jésus. Je cite:
"16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.
17 Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
18 Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. " (1Théssalonociens chapitre 4).

Les personnes qui restent n'ont pas cru dans l'évangile de la grâce du Seigneur Jésus-Christ

Pour compléter ce film un article de l'Amour de la Vérité: Une Eglise enlevée ou une Eglise préservée?

Tandis que nous arrivons chaque jour un peu plus au crépuscule de notre temps, chacun de nous s'interroge aussi sur les circonstances qui accompagneront la fin du monde. Que va-t-il arriver ?
Pour nous chrétiens qui sommes avertis par la Parole de Dieu, la pensée de l'enlèvement de l'Eglise de Jésus-Christ est une perspective bien réjouissante.
Cependant, elle est aujourd'hui âprement discutée, laissant de nombreux chrétiens dans le doute sur cette question. Notre Seigneur Jésus viendra-t-il vraiment nous chercher avant la Tribulation ? En sommes-nous sûrs ? Est-ce là un enseignement solide de la Parole de Dieu ou un simple point de vue de quelques courants évangéliques ?
C'est à cette question que nous voulons répondre, comme ne voulant pas laisser l'avantage au doute. L'enjeu est de taille, car nous savons que la Tribulation annoncée ne sera pas un temps d'épreuve comme les autres.« Ce sera une époque de détresse, telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu'à cette époque. » (Daniel 12.1).

Un enseignement retrouvé

C'est au cours du XIXe siècle que la notion d'enlèvement est réapparue dans la bouche de quelques prédicateurs. L'un des plus fameux fut John N. Darby (1800-1882) qui exposa méthodiquement cette pensée dans son schéma dispensationaliste, à tel point que beaucoup de ses détracteurs considèrent que l'enlèvement est sa théorie et non un enseignement biblique. La remarque est assez facile. Dira-t-on que le salut par la grâce est la théorie de Jean Calvin sous prétexte qu'il l'a remise à l'honneur au temps de la réforme ? Absurde ! Que disent les Ecritures ?
« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensem¬ble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.16-17).
L'enlèvement, le ravissement céleste, est bien un enseignement du Nouveau Testament. Il s'agit de l'un des nombreux mystères que Dieu a spécialement révélé à ses saints : : « Voici, je vous dis un mystère: nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d'œil, à la dernière trompette. "La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité. » (1 Corinthiens 15. 51-52). La promesse est là, qu'on le veuille ou non, aussi lumineuse qu'étonnante. Les Ecritures témoignent pourtant que d'autres, avant nous, ont connu cette merveilleuse ascension. Ce fut le cas d'Hénoc (Genèse 5.24 et Hébreux 11.5), puis celui d'Elie (2 Rois 2.1-11) et encore celui de notre Seigneur-Jésus, qui après avoir béni ses disciples fut enlevé au ciel (Luc 24.51).
Si donc le mystère de l'enlèvement a échappé à l'attention de nos réformateurs c'est parce que leur époque était essentiellement centrée sur la question de notre justification plutôt que sur celle des circonstances de notre glorification avec Christ. A chaque époque son débat.

Un enseignement essentiel

Certains courants évangéliques qui ont du mal à accepter cet enseignement des Ecritures ont tendance à le classer parmi les événements prophétiques mineurs. Une manière de le déclasser est d'enseigner que l'enlèvement devrait survenir au terme de la Tribulation, de sorte qu'il perd ainsi tout intérêt et tout lieu d'être. Sa fonction, délivrer de la colère à venir, n'existe plus. Le secours arrive après la bataille. L'enlèvement est réduit à une simple expérience spirituelle. C'est le saut à l'élastique des rachetés. On monte et on descend, rien de plus. Nous voulons donc réaffirmer l'intérêt de cette doctrine en la replaçant tout d'abord dans son contexte. Il s'agit d'une étape de la résurrection des morts en Christ. Rappelons ici que la résurrection comprend trois phases que le Seigneur a comparé aux trois étapes de la moisson. Il distingue les prémices, puis la récolte et enfin le glanage. Les prémices de la première résurrection ont eu lieu avec la résurrection de notre Seigneur entourée de celle des saints d'autrefois (Matthieu 27.52-53). La récolte sera la résurrection des morts en Christ avec l'enlèvement de l'Eglise qui lui est associé (1 Thessaloniciens 4.16-17). Le glanage sera la récolte des derniers croyants au cours de la Tribulation (Apocalypse 7.13-14) qui seront principalement ceux d'entre les fils d'Israël :« En ce temps là ceux de ton peuple qui seront inscrits sur le livre de vie seront sauvés » (Daniel 12.1). Ce temps du glanage est remarquablement illustré dans le livre de Ruth où la Moabite raccompagne sa belle-mère Naomie en terre promise, et glane pour elle quelques épis après la moisson des orges. Si donc l'enlèvement devait survenir à la fin de la Tribulation le glanage disparaîtrait du même coup.
Nous disons donc que l'enlèvement surviendra avant la Tribulation. Ce n'est pas une imprudence que de l'affirmer. Beaucoup de textes des Ecritures nous l'indiquent. Prenons le temps d'en examiner quelques-uns.

Aucune mention de l'Eglise

Du chapitre 4 jusqu'au chapitre 18 de l'Apocalypse, qui dépeint avec force détails les événements de la Tribulation, il n'y a aucune référence à l'Eglise. Ceci est d'autant plus remarquable que les trois premiers chapitres de ce livre ne traitent que de l'Eglise. Voyez plutôt : il en est fait dix-huit fois mention, et puis tout à coup... plus du tout ! Sur ce point, le chapitre 4 tranche avec les trois précédents.
Dès lors, quand il est question des croyants de la Tribulation (entre les chapitres 4 et 18), l'apôtre Jean en parle en des termes qui rappellent par certains côtés ceux de l'Ancien Testament : : les serviteurs de notre Dieu ..., ceux qui ont été immolés à cause de la Parole de Dieu ..., ceux qui avaient le sceau de Dieu sur leur front..., les saints..., ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus...
Comme nous le voyons ces croyants ne sont plus identifiés comme un peuple distinct, mais comme une somme d'individualités éparses, à l'exception peut-être des 144 000. Il s'agit de « ceux qui ». Les termes de disciples, chrétiens, propres au langage de l'Eglise n'apparaissent plus non plus.
En Apocalypse 13.9, il est écrit :« Si quelqu'un a des oreilles, qu'il écoute ». Cette expression qui est reprise dans chaque message adressé aux sept églises avant le commencement de la Tribulation est à présent écourtée. Il lui manque :« ce que l'Esprit dit aux Eglises ». Ces derniers mots ne paraissent plus au chapitre 13. Où donc est passée l'Eglise ? Elle est au ciel.

Les 24 vieillards

Avant même que ne commencent les événements de la Trïbulation, au chapitre 6 de l'Apocalypse, nous découvrons dans les chapitres précédents, 4 et 5, une vision céleste au milieu de laquelle se trouve un groupe de vingt-quatre anciens (presbuteros). De qui s'agit-il ? Sont-ce des anges ? jamais dans les Ecritures nous ne voyons des anges assis. Alors, qui sont-ils donc?
Il s'agit de vingt-quatre anciens, assis, revêtus, couronnés (Apocalypse 4.4), jetant leurs couronnes aux pieds de Christ (Apocalypse 4.10), adorant et chantant la gloire de celui qui les a rachetés par son sang (Apocalypse 5.9), exaltant celui qui a fait d'eux un royaume, et des sacrificateurs constitués d'hommes de toute tribu, de toute langue, de toute nation, de tout peuple (Apocalypse 5.9), ayant la promesse d'un règne sur la terre tandis qu'ils sont au ciel (Apocalypse 5.10). Avez-vous deviné ? Réfléchissez bien ! Vous ne voyez pas ?
Nous avons là une présentation glorieuse du peuple des rachetés dans le ciel autour du Seigneur Jésus avant que ne soit ouvert le premier sceau de la Tribulation. Ils sont deux fois 12, car ils représentent le peuple des rachetés de l'ancienne Alliance et de la nouvelle Alliance.
Si vous ne partagez pas ce point de vue, ne parlez donc plus de jeter un jour votre couronne aux pieds de Jésus. Cela ne vous concerne pas. Vous noterez pourtant que ce cantique des vingt-quatre anciens est aussi chanté par les sept églises en Apocalypse 1.8. «A. celui qui nous aime... qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs ... ». Alors que faut-il en penser ?
Le livre du Lévitique précise de son côté la procédure de consécration des sacrificateurs :« Pendant sept jours vous ne sortire^pas de la tente d'assignation, jusqu'à ce que les jours de votre consécration soient accomplis ; car sept jours sont employés à vous consacrer. » (Lévitique 8.33). Ne serait-ce pas là aussi une illustration de notre éclipse de sept ans avant d'entrer dans notre sacrificateur éternelle ?

L'imminence du retour de Christ

Depuis toujours les chrétiens ont été invités à vivre dans l'attente imminente du retour du Seigneur Jésus. Les versets ne manquent pas pour étayer cette affirmation.
« Car on raconte, (...) comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des deux son Fils, qu 'il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. » (1 Thessalonicieiis 1.9-10).
« Mais notre cité à nous est dans les deux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation ... » (Philippiens 3.20)
« Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. » (1 Corinthiens 11.26).

Nous voyons bien que les premiers chrétiens vivaient les yeux fixés vers le ciel, prenant même le repas du Seigneur à la hâte comme les enfants d'Israël qui mangeaient la Pâque les reins ceints, les souliers aux pieds et le bâton à la main, prêts pour partir. . Quand Christ paraîtra ...
Si donc l'Eglise devait traverser la Tribulation avant de voir le Seigneur face à face, elle devrait aussi, renon¬cer à cette attente imminente de son retour. Son avènement pour l'Eglise ne serait plus soudain mais programmé : sitôt le commencement de la Tribulation vous n'aurez plus qu'à attendre sept ans ! Le livre de l'Apocalypse nous présente même ce décompte en mois et en jours. Comment donc concilier cela avec cette parole du Seigneur Jésus affirmant que personne ne connaît ni le jour ni l'heure ?
La pensée du retour imminent du Seigneur a toujours été pour l'Eglise triomphante une source de sanctification et d'élévation spirituelle : « Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. » (1 Jean 3.2-3). A la différence, les confessions qui ont renoncé à ce retour imminent ont fini par s'établir dans ce monde. C'est bien le cas de l'Eglise catholique qui ignore tout de ce mystère.

Une promesse

« Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. » (Apocalypse 3.10).
La promesse que le Seigneur adresse ici à l'Eglise de Philadelphie s'adresse plus largement à l'Eglise de Jésus-Christ fidèle à travers les âges. Elle se distingue de l'église de Laodicée qui présente, par contre, toutes les caractéristiques de l'apostasie.
La promesse est celle d'échapper à la Tribulation qui va venir. Néanmoins l'expression « garder à l'heure de » pose quelques problèmes d'interprétation. Doit-on comprendre ici que l'Eglise sera préservée pendant la Tribulation ou qu'elle sera enlevée pour échapper à la Tribulation ? Nous croyons fermement qu'il s'agit du deuxième cas de figure, donc de l'enlèvement.
Voyons cela de plus près ! L'expression « à l'heure de » est traduit en Grec par « ek » qui signifie « Hors de ». Nous retrouvons ce préfixe dans le terme « Eglise » soit Ekklésia qui signifie « appelé hors de ». L'avenir de l'Eglise est d'être à terme ôtée de ce monde.
Toutefois, si nous envisagions que cette expression puisse signifier « être préservée dans la Tribulation », il faudrait que cette explication soit suivie d'effets. Or, il n'en est rien, absolument rien. Les rachetés de la Tribulation reçoivent au contraire la douloureuse promesse d'être vaincus, c'est-à-dire, mis à mort sur ordre de l'Antichrist et de rejoindre un à un l'Eglise au ciel. « II lui (la bête) fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. » (Apocalypse 13.7). Ces croyants seront tous immolés à cause de leur témoignage. Voir Apocalypse 6.9-11.
Ne l'oublions pas, les saints de la Tribulation sont les fruits du glanage qui suit la moisson. Leur persévérance, dont il question dans la Tribulation (Apocalypse 14.12) n'est pas celle de durer jusqu'à son terme mais jusqu'à la mort.
Dieu n'a donc pas promis de préserver l'Eglise dans la Tribulation mais plutôt de l'en arracher avant.

Notre réunion avec lui

« En ce qui concerne l'avènement de notre Seigneur ]ésus-Christ et notre réunion avec lui » (2 Thessaloniciens 2.1). Le mot « avènement » jette beaucoup de confusion dans les esprits quand nous abordons les questions eschato-logiques. De quoi s'agit-il ? Certains ont voulu y voir un événement particulier de la fin des temps, soit l'instant du retour en gloire de notre Seigneur. C'est là réduire considérablement le champ d'application de ce mot. A l'observation, nous voyons qu'il est associé à l'ensemble des événements qui entourent la seconde venue de Christ depuis la résurrection des morts et l'enlèvement de l'église (1 Thessaloniciens) jusqu'à la destruction de la terre (2 Pierre 3.10-13). Tout cela correspond à l'avènement du Seigneur. Dans son propos, l'apôtre Paul prend donc le soin de préciser de quel événement il parle quand il aborde le sujet du retour de Christ : « notre réunion avec lui » soit l'enlèvement dont il a précisément parlé dans son épître précédente.
Paul est obligé de revenir sur le sujet, comme nous le faisons nous aussi, parce qu'un autre enseignement est parvenu aux oreilles des Thessaloniciens disant précisément le contraire de ce que Paul leur avait appris : vous êtes dans la Tribulation ! Les persécutions qu'ils supportaient jusque là n'étaient donc que le prélude à de plus grands malheurs. Nos frères étaient ébranlés. On les comprend.
Paul va donc les rassurer : II faut que l'Apostasie et l'Antichrist paraissent auparavant ! Ce n'est pas simplement Paul qui nous le dit, le prophète Daniel et l'apôtre Jean l'ont aussi enseigné de leur côté.
Daniel nous dit que le dévastateur (autre nom pour désigner l'Antichrist) doit faire une solide alliance de paix au début de la Tribulation (Daniel 9.27). Jean ne dit pas autre chose quand il expose l'ouverture du premier sceau de la Tribulation : II révèle le cavalier blanc, celui qui sédui¬ra le monde avec une fausse paix et une fausse sécurité (Apocalypse 6.1 et 1 Thessaloniciens 5.1-3).
« Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu'il ne paraisse qu'en son temps. Car le mystère de l'iniquité agit déjà; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alorsparaîtra l'impie, » (2 Thessaloniciens 2.6-8).
Ce mystérieux « retenant » qui freine ici l'apparition de l'Antichrist n'est autre que le corps de Christ, le temple de Dieu que nous sommes et qui a été équipé pour s'opposer à la puissance de Satan (1 Pierre 5.8-9). Il faut qu'il disparaisse afin que les hommes qui n'ont pas cru à la vérité mais qui ont pris plaisir à l'injustice soient condamnés avec leur séducteur.

Le mariage juif

Les traditions ont parfois du bon. Le Seigneur s'est appuyé sur l'une d'entre elles pour instruire son peuple sur le dessein merveilleux qu'il a formé à son égard. En l'occurrence, la cérémonie de mariage est une illustration des futures noces de l'Agneau, et celle-ci conforte encore notre enseignement prétribulationniste.
« Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. » (Jean 14.2-3).
Dans ce passage, le Seigneur s'adresse à ses disciples lors du repas qui préfigure sa mort, sa résurrection et son ascension dans le ciel. Il leur annonce ce qui va advenir de leur relation avec lui. Pour bien se faire comprendre, il illustre son propos par l'exemple du mariage que les disciples connaissaient très bien. Souvenez-vous :
Tout commence par des fiançailles (image de notre justification), où les futurs époux boivent ensemble une coupe de vin. Le fiancé annonce alors à sa fiancée qu'il s'en va à présent préparer une place au milieu des possessions de son père (promesse d'une union future).
Une séparation d'environ un an s'en suit, durant laquelle la fiancée patiente (image de notre sanctification). Un soir, quand tout est prêt, le fiancé arrive en cortège pour chercher sa fiancée et enfin l'emmener dans les possessions de son père (image de notre glorification). Là, les noces commencent et les époux s'éclipsent sept jours pour consommer le mariage. A ce terme, les deux époux paraissent aux yeux de tous. Vous noterez combien cette tradition s'est aussi répandue en Occident où l'on a coutume de célébrer les fiançailles, la cérémonie de mariage et de partir en voyage de noces.
La parabole des dix vierges présentée en Matthieu 25, s'inscrit dans cette optique. Elle met aussi en évidence l'apparition de l'époux devant les demoiselles d'honneur après qu'il eut consommé le mariage avec l'épouse. C'est ainsi que « L'Eternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints avec lui. » (Zacharie 14.5)

Les chrétiens ne sont pas réservés pour la colère de Dieu

Nous avons déjà rappelé que la Tribulation qui doit survenir n'a pas d'équivalent dans l'histoire de l'humanité. Esaïe la dépeint comme un temps d'épreuve d'une exceptionnelle intensité. « Voici le jour de l'Eternel arrive, jour cruel, jour de colère et d'ardente fureur qui réduira la terre en solitude... » (Esaïe 13.9). Le chaos sera immense car la colère de Dieu sera terrible. Dieu jugera le monde pour sa désobéissance, pour n'avoir point cru dans la vérité. Il châtiera Israël pour l'amener à la repentance. Mais nous, ses enfants, qui sommes au bénéfice de sa grâce, nous, qui nous sommes placés sous la bannière de la croix, là même où le Seigneur Jésus a subi la peine de toutes nos transgressions, comment pourrions-nous croire que Dieu nous destine encore au châtiment. Au contraire, nous voulons rappeler haut et fort « que Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l'acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ.» (1 Thessaloniciens 5.9).
Prenons donc garde de ne pas faire de la Tribulation le purgatoire de l'Eglise évangélique. Cette pensée là ne prend pas sa source dans la miséricorde de Dieu. Elle détourne notre regard de Christ et conduit déjà certains, dans un vent de panique, à se chercher des lieux de refuge au milieu de ce monde. Ce n'est pas d'un blockhaus dont nous avons besoin à ce jour, mais d'une foi ferme en celui que « nous attendons des deux, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir ». (1 Thessaloniciens 1.10).
Olivier Bourrel Pasteur à l'église de Sommain

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